DPE du quartier Sud-Ouest à Thann : bâti, étiquettes et repères immobiliers
Le quartier Sud-Ouest à Thann rassemble 445 DPE géolocalisés, avec un bâti majoritairement antérieur à 1975 et une prédominance d’appartements. Ses résultats associent une consommation médiane inférieure à celle de la ville à une proportion plus élevée de logements classés F ou G.

Le dossier énergétique du Sud-Ouest repose sur 445 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 2 079 DPE à Thann. Ces données décrivent les logements diagnostiqués dans le quartier, sans constituer un recensement exhaustif de son parc immobilier. Elles permettent néanmoins de repérer la place du bâti ancien, les catégories de logements représentées et la distribution des performances énergétiques. Pour une vente ou une location, cette lecture apporte un contexte local utile : elle situe un bien parmi les logements observés, mais ne remplace pas son propre diagnostic. Les résultats doivent donc être lus ensemble, en distinguant ancienneté, étiquette, consommation, surface et estimation des dépenses énergétiques.
Un bâti largement antérieur à 1975, surtout en appartements
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Sud-Ouest) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 3 | 0,7 % |
| B | 7 | 1,6 % |
| C | 177 | 39,8 % |
| D | 135 | 30,3 % |
| E | 82 | 18,4 % |
| F | 29 | 6,5 % |
| G | 12 | 2,7 % |
La période de construction dominante dans le Sud-Ouest est celle d’avant 1948 : elle représente 34,8 % des diagnostics du quartier. Plus largement, 68,5 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté constitue donc un trait important du parc observé, sans permettre à elle seule de déduire la performance de chaque bien. Les maisons individuelles représentent 23,6 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Le portrait local est ainsi celui d’un échantillon principalement collectif, où les constructions anciennes occupent une place notable. Les données fournies ne détaillent toutefois ni les matériaux de construction, ni les équipements, ni les rénovations réalisées. Elles ne permettent pas davantage d’associer une époque précise à une étiquette donnée.
- Avant 1948 : 34,8 % des diagnostics du Sud-Ouest, contre 34,0 % à Thann. La présence de ce bâti ancien est légèrement plus marquée dans le quartier.
- Avant 1975 : 68,5 % des diagnostics du quartier. Ce repère complète la période dominante et montre que l’ancienneté ne se limite pas aux constructions d’avant 1948.
- Maisons individuelles : 23,6 % de l’échantillon local, le reste étant constitué d’appartements. Cette composition doit rester présente à l’esprit lors de la comparaison entre deux biens.
Les classes C et D dominent parmi les 445 DPE
La répartition des étiquettes fait apparaître une présence dominante des classes C et D, avec respectivement 177 et 135 diagnostics. La classe E regroupe 82 logements, tandis que les classes A et B restent moins représentées, avec 3 et 7 diagnostics. À l’autre extrémité, 29 logements sont classés F et 12 sont classés G. Cette distribution décrit un quartier aux situations énergétiques diverses, plutôt qu’un ensemble homogène de logements anciens peu performants. Elle invite notamment à ne pas confondre la période de construction dominante avec une étiquette énergétique uniforme. Faute de croisement entre âge, type de logement et classe DPE, il n’est pas possible de déterminer quels segments du bâti concentrent les résultats les moins favorables.
9,2 % de passoires, contre 7,2 % à Thann
Le Sud-Ouest compte 41 logements classés F ou G, soit 9,2 % des diagnostics du quartier, contre 7,2 % à l’échelle de Thann. Les passoires énergétiques y sont donc davantage représentées dans l’échantillon étudié. Ce constat coexiste avec une consommation médiane de 172 kWh/m²/an, inférieure aux 178 kWh/m²/an relevés pour la ville. Il ne s’agit pas d’une contradiction : la médiane et la proportion de classes F ou G décrivent des aspects différents de la distribution. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint, lui, 1 180 €, contre 1 151 € pour Thann. Les surfaces médianes diffèrent aussi, avec 77 m² dans le quartier et 68 m² dans la ville, sans que ces seuls chiffres permettent d’expliquer l’écart de coût.
- Passoires F et G : 41 logements, soit 9,2 % dans le Sud-Ouest, contre 7,2 % à Thann. Cet indicateur signale une présence locale plus importante des étiquettes les moins favorables.
- Consommation médiane : 172 kWh/m²/an dans le quartier, contre 178 kWh/m²/an pour la ville. Ce repère concerne une consommation rapportée à la surface, non une dépense annuelle.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 1 180 € dans le Sud-Ouest et 1 151 € à Thann. Il s’agit d’estimations médianes, pas de factures applicables à chaque logement.
- Surface médiane : 77 m² dans le quartier, contre 68 m² dans la ville. La différence de surface rappelle que les deux ensembles de logements ne présentent pas exactement le même profil.
Vendre : situer le bien parmi les 445 diagnostics locaux
Pour préparer une vente dans le Sud-Ouest, l’intérêt de ces données est de donner des points de comparaison, sans attribuer au logement les caractéristiques médianes du quartier. Une étiquette C se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 177 diagnostics ; une étiquette F ou G appartient à un groupe moins fréquent, mais plus présent localement qu’à l’échelle de Thann. La présentation du bien gagne donc à distinguer clairement son résultat individuel du contexte environnant. Son année de construction, sa surface et les informations de son diagnostic permettent une lecture plus pertinente qu’une référence isolée au coût médian de 1 180 €. Les données disponibles ne permettent pas de chiffrer un effet sur la valeur de vente ni sur les conditions de négociation.
Louer : lire l’étiquette sans assimiler 1 180 € à une facture
Pour une mise en location, le profil du Sud-Ouest souligne surtout l’importance d’examiner le diagnostic du logement concerné. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 180 € ne constitue ni une facture prévisible pour tout locataire, ni une dépense commune à tous les appartements du quartier. De même, la consommation médiane de 172 kWh/m²/an ne décrit pas nécessairement le bien proposé. La présence de 41 logements F ou G appelle une attention particulière à l’étiquette individuelle, mais les statistiques fournies ne précisent pas leur situation locative. Elles ne suffisent donc pas à conclure qu’un logement donné peut être loué. Pour le bailleur comme pour le candidat locataire, l’enjeu est de séparer les repères statistiques des caractéristiques effectivement documentées du bien.
Questions fréquentes
Le quartier Sud-Ouest est-il moins performant que Thann ?
La réponse dépend de l’indicateur retenu. La part de logements F ou G est plus élevée dans le Sud-Ouest, à 9,2 % contre 7,2 % pour Thann. En revanche, sa consommation médiane est inférieure : 172 contre 178 kWh/m²/an. Ces résultats ne permettent pas de résumer le quartier par un classement unique, ni de déduire la performance d’un bien particulier.
Le bâti ancien explique-t-il les étiquettes F et G du quartier ?
Les données ne permettent pas d’établir ce lien. Elles indiquent que 34,8 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948 et que 41 logements sont classés F ou G, mais ne croisent pas ces informations. Il serait donc infondé d’attribuer toutes les passoires au bâti le plus ancien ou de supposer que tous les logements anciens ont une mauvaise étiquette.
Quel repère énergétique retenir avant de vendre ou de louer ?
Le diagnostic propre au logement reste le point de départ de la comparaison. Les 445 DPE du Sud-Ouest apportent ensuite un contexte : classes C et D dominantes, consommation médiane de 172 kWh/m²/an et coût annuel médian estimé de 1 180 €. Ces repères ne constituent ni une estimation individuelle des dépenses, ni une conclusion sur la valeur du bien ou sa possibilité de location.